Les programmes des candidats

Les programmes agricoles des partis politiques

  • Diviser par deux les pesticides d’ici 2030 : “accélérer la mise sur le marché des nouveaux produits utilisant des mécanismes naturels (biocontrôle) et les nouvelles techniques génomiques.”
  • Simplifier les procédures : “et uniformiser les contrôles entre pays européens”.
  • Imposer un bouclier commercial européen : “des droits de douane automatiques et massifs en réponse à tout tarif douanier contre les entreprises européennes. Des produits importés avec les mêmes règles (« règles miroirs ») que celles de nos entreprises et agriculteurs, via une loi européenne qui s’appliquera à tous.
  • Un protectionnisme vert pour protéger nos entreprises et l’emploi de la concurrence déloyale et mieux protéger la planète : “nous proposons de sortir des accords de libre-échange et d’inventer un système du juste commerce, qui permette à l’Europe de produire ce dont l’Europe a besoin.Nous souhaitons également étendre la taxe carbone aux frontières aux secteurs non encore concernés, aux produits toxiques”
  • Interdire les produits chimiques dangereux : “sortir des produits toxiques est impératif si nous voulons protéger notre santé : PFAS, perturbateurs endocriniens, pesticides dangereux… doivent être interdits immédiatement.”
  • Une PAC plus verte, plus juste, pourvoyeuse d’emplois : “la PAC devra être basée sur une rémunération à l’actif plutôt qu’à l’hectare, avec un plafonnement des aides aux grandes exploitations, et soutenir les pratiques écologiques vertueuses. La bio devra être soutenue, et les marges de l’agro-alimentaire encadrées.”
  • Un fonds de transition pour l’agriculture : “nous proposons la création d’un Fonds de transition agricole et de pêche, garantissant aux paysans et pêcheurs engagés dans la transition une visibilité à trois ans sur leurs revenus.”
  • Assurer le renouvellement des générations : “lutter contre la financiarisation de nos fermes et garantir une agriculture familiale, nous proposons donc de plafonner la taille des exploitations lors de leur transmission.”
  • Sortir du libre-échange : “mettre en place une politique commerciale juste qui ne se soucie pas seulement des indispensables clauses-miroirs, mais nous permet également de produire en Europe ce dont l’Europe a besoin.”
  • Inscrire l’agriculture et la pêche dans le droit européen comme étant d’intérêt général européen majeur : “mise en place d’un cadre dérogatoire au droit de la concurrence pour soutenir nos agriculteurs et nos pêcheurs et consolider la puissance”
  • Augmenter le budget de la PAC, notamment les aides directes à nos agriculteurs : “en tenant compte de l’inflation, grâce à un redéploiement de nombreuses dépenses européennes inutiles”
  • Abroger les textes européens qui nuisent à nos agriculteurs et à nos pêcheurs en prônant la décroissance : “nous obtiendrons l’abrogation des dispositions du Pacte vert européen qui favorisent la décroissance agricole (stratégie « De la ferme à la table »).”
  • Consacrer davantage de fonds du second pilier de la PAC à la recherche et à l’innovation publiques : “développer des alternatives aux pesticides et aux produits phytosanitaires, notamment le glyphosate, et favoriser les nouvelles techniques génomiques (NGT)”
  • Exiger des clauses miroirs dans les accords de libre-échange et garantir leur application effective : “ Aucun nouvel accord commercial ne devrait être signé s’il met en péril les intérêts agricoles de l’Union et de la France”
  • Améliorer et simplifier les dispositifs d’incitation des agriculteurs à développer le stockage du carbone dans les sols : “nous souhaitons développer les incitations prévues au niveau européen pour que nos agriculteurs adoptent ces techniques de manière plus systématique.”
  • Défendre l’inscription des modes de vie traditionnels ruraux au patrimoine mondial immatériel de l’humanité de l’UNESCO et lutter contre l’agribashing.
  • Protéger les agriculteurs par une nouvelle Politique Agricole et Alimentaire Commune : “refonder les aides de la Politique Agricole Commune de l’UE pour rémunérer l’emploi agricole, soutenir les cultures de diversification, et nourrir les européens avec de l’alimentation produite localement.”
  • Planifier avec les agriculteurs la transition vers des pratiques agricoles respectueuses de leur santé et de la biodiversité, et garantir des prix justes.
  • Aligner les normes de production des importations sur celles de l’UE en imposant des “mesures miroirs” aux frontières de l’UE.
  • Sortir du libre-échange et adopter des clauses miroirs : “Bloquer l’ensemble des accords de libre-échange en cours de négociation, de signature ou de renouvellement et abroger ceux en vigueur” et “interdire l’accès au marché européen à certains produits”.
  • Interdire le glyphosate et établir un plan de sortie des pesticides dangereux : “interdire le glyphosate et établir un plan de sortie de l’ensemble des pesticides de synthèse et des engrais chimiques dangereux pour l’environnement et la santé humaine » et « réviser le processus d’autorisation des pesticides pour que la toxicité à long terme des pesticides et leurs effets cocktails soient dûment évalués”.
  • Bloquer les exportations de pesticides interdits dans l’UE : “interdire sur le sol européen la fabrication et l’export hors de l’Union européenne des produits phytosanitaires interdits par l’UE, conformément à une promesse de la Commission »
  • Refuser le règlement sur les nouvelles techniques génomiques : “refuser tout assouplissement de la réglementation sur les OGM et maintenir les NGT (nouveaux OGM) dans le champ de cette réglementation”.
  • Atteindre 100 % d’agriculture biologique d’ici 2050 : “réduire le gaspillage alimentaire et viser un système 100 % biologique au plus tard en 2050”.
  • Renforcer le volet environnemental de la PAC : “défendre le budget global de la Politique agricole commune (PAC) et renforcer les conditionnalités écologiques, sociales et de bien-être animal devant être inscrites dans les plans stratégiques nationaux”.
  • Mieux redistribuer l’argent de la PAC : “Mieux redistribuer l’argent de la PAC vers les petits producteurs, passer du système d’aides à l’hectare à un système d’aides plafonnées à l’actif intégrant des critères sociaux et environnementaux”.
  • Protéger l’agriculture du libre-échange : “instaurer un moratoire sur la négociation de nouveaux accords de libre-échange par l’UE et défendre l’exception agriculturelle française, pour protéger les terroirs et produits agricoles, préserver les revenus de nos producteurs et notre sécurité alimentaire”.
  • Imposer aux importations le respect des normes environnementales et sociales européennes : Il s’agit du principe de réciprocité. Lutter contre les fraudes aux importations, notamment alimentaires.
  • Renforcer les revenus des agriculteurs en sortant de la stratégie “De la ferme à la table” : “Soutenir nos agriculteurs et pêcheurs, en leur garantissant une rémunération digne et en leur permettant de vivre de leur travail. Il s’agit de remettre en cause la stratégie de décroissance « De la Ferme à la Fourchette », de décréter une pause réglementaire ».
  • Mieux soutenir les agriculteurs français grâce à la PAC : Pour soutenir les revenus des agriculteurs, le RN suggère de « nationaliser et de simplifier les modalités d’attribution d’aides de la PAC, d’adjoindre des aides nationales à la PAC »
  • Lutter contre les délocalisations via l’instauration de clauses miroir : “mais aussi de barrières douanières tarifaires et normatives européennes ou nationales, préservant les productions locales et les circuits courts face aux importations de denrées ou de produits industriels provenant de pays à moindre exigence écologique ou sociale.”
  • Une politique ambitieuse de protection de la biodiversité : il importe de limiter l’intensification des usages des sols, en s’orientant vers les pratiques de l’agroécologie, en diversifiant les cultures et les élevages, en limitant la production et l’utilisation d’engrais minéraux, de pesticides, à rebours des politiques d’intensification, des monocultures.
  • Construire une véritable politique commune de l’agriculture : “nous défendons la création d’un fonds communautaire d’intervention sur les prix et les volumes. Nous préconisons l’augmentation de la part d’aides couplées dans le premier pilier de la PAC. Cela vise à soutenir des pratiques agro-écologiques : polyculture-élevage, élevage herbager, agroforesterie etc.
  • Accompagner les producteurs face aux effets du dérèglement climatique : “nous proposons l’instauration d’un régime public d’assurance et de gestion des risques pour couvrir et prévenir les aléas climatiques et sanitaires.”
  • Favoriser l’installation : “des bonifications de crédit, financées par la Banque centrale européenne, doivent être allouées en fonction de critères nouveaux de gestion, allant dans le sens de l’agroécologie. Une place centrale doit être donnée à la féminisation des métiers de l’agriculture, avec une meilleure représentation dans les instances de décision et une plus grande ouverture des formations agricoles aux femmes.”